
La pollution de nos locaux est aussi bien visible qu'invisible : odeurs, humidité (douche, cuisine, séchage du linge et respiration), fumée (tabac, cuisson), mais aussi allergènes (insectes, animaux, pollens), composés organiques volatiles (produits d'entretien et matériaux de construction), radon (gaz radioactif présent dans le sol). L'humidité provoque non seulement de l'inconfort mais également une dégradation esthétique et mécanique du bâti : moisissures... Le monoxyde de carbone est lui aussi un danger important pouvant être évité grâce à une bonne ventilation. Quant aux biocontaminants, polluants chimiques et particules, ils sont très présents et leurs effets nuisibles à notre santé.
Il faut donc apporter un air neuf et pourvoir les besoins en oxygène, évacuer odeurs et polluants, éliminer les excès d'humidité par des systèmes de ventilation efficaces, bien conçus et bien entretenus pour concilier notre santé, celle de notre logement et maîtriser les dépenses énergétiques.
LES PRINCIPAUX MOYENS DE VENTILATION
PRINCIPE DE LA VENTILATION MECANIQUE CONTROLEE
C'est un moteur électrique qui actionne un ventilateur : l'air se renouvelle en permanence dans la maison, il est pris à l'extérieur et entre dans la maison au niveau des pièces de vie (chambres, séjour) par des entrées d'air, il est extrait dans les pièces de service (cuisine, salle de bains, WC, buanderie), où les dégagements d'humidité et d'odeur sont souvent les plus importants, par des bouches d'extraction situées près du plafond. Le débit d'extraction est calculé en fonction du type de logement. Ces principes font partie des textes réglementaires de référence en Habitat individuel et collectif (décret du 5/04/1988, arrêté du 24.03.1982 modifié le 28.10.1983).
Techniques de la ventilation mécanique contrôlée :
Cet équipement est plus coûteux qu'une VMC simple-flux, mais il permet des économies de chauffage importantes :
L'étude approfondie du dispositif de ventilation à mettre en oeuvre dans la rénovation va permettre, dans certains cas, de réaliser une importante économie sur la facture énergétique du bâtiment et de ne pas dégrader le bâti.
Pour le remplacement ou l'installation d'une ventilation dans un logement existant, il faut respecter la Réglementation Thermique dans l'Existant : elle impose une consommation maximale de 0,25 Wh/m3 par ventilateur ainsi que la mise en place d'entrée d'air sur chaque nouvelle fenêtre remplacée.
Afin d'assurer au mieux la performance du dispositif de ventilation en respectant les DTU (Documents Techniques Unifiés) correspondants (68.1 et 68.2), l'installateur doit être vigilant à chaque étape de la réalisation car c'est tout le circuit de circulation du fluide qui doit être mis en oeuvre de manière rigoureuse : les dimensionnements des entrées d'air et le débit du groupe d'extraction, le respect des passages de transit, l'emplacement des bouches d'extraction, la qualité et la géométrie des conduits, la qualité des raccordements, la gestion de l'air rejeté...
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