PRINCIPE
Lorsque le professionnel de la rénovation énergétique souhaite accompagner le donneur d'ordre dans l'acquisition d'un label ou l'obtention d'une certification pour son bâtiment, le référentiel qui fixe un faible niveau de consommation énergétique impose la réalisation d'un test d'imperméabilité à l'air. L'équipement utilisé pour ce test est une porte soufflante.
Afin de quantifier les fuites ou entrées d'air d'un bâtiment étudié, la porte va permettre de le mettre en dépression puis en surpression. L'opérateur installera cette porte en lieu et place d'une menuiserie existante et occultera ensuite les entrées d'air et sorties d'air fonctionnelles.
La porte soufflante se compose du plusieurs éléments :
Le cadre ou ossature : la porte possède un dispositif adaptable aux différentes tailles de dormants. La dimension est donc réglable et la toile se fixe sur ce support qui, par la suite, va accueillir le ventilateur.
La/les jauge(s) : Le manomètre devra être étalonné afin de réaliser le test en tenant compte des paramètres climatologiques : pression atmosphérique, force et orientation du vent.
C'est le capteur qui va mesurer, selon les paliers successifs des pressions, les écarts relevés entre l'intérieur et l'extérieur. Ce capteur relié à l'ordinateur réalisera les courbes graphiques représentant l'évolution de la pression mesurée lors de la mise en dépression ou surpression.
Selon le type de bâtiment dans lequel le test de la porte soufflante doit être effectué, le dispositif de soufflerie devra être adapté.
Si le professionnel de la rénovation énergétique intervient sur de l'habitat individuel, le matériel à mettre en œuvre sera plus restreint que sur un immeuble important.
Le ventilateur : implanté dans la membrane de la porte, il est généralement à débit variable, soit par un variateur, soit par caches circulaires amovibles. Le fait de pouvoir varier le débit permet une mise en pression ou en dépression plus rapide. Pour un débit donné, on connait les volumes d'air introduits ou extraits.
Dans le cas d'intervention sur de gros volumes, il conviendra d'associer plusieurs ventilateurs afin d'obtenir une élévation plus rapide de la pression.
L'interface de traitement des données : elle va traduire les enregistrements réalisés par la jauge afin de présenter l'ensemble des relevés de manière organisée et pédagogique. C'est souvent l'interface qui génère le rapport du test et qui va présenter les résultats sur les mesures N50 (taux de renouvellement d'air à 50 Pa), Q4PaSurf (perméabilité à l'air sous 4Pa en mètres cubes /h.m²) et AL (Surface équivalente de fuite à 4Pa exprimé en cm²).
La réalisation du test d'infiltrométrie associée à l'utilisation d'une caméra infrarouge étayera plus encore le rapport en faisant "ressortir" avec une grande précision les désordres engendrant des infiltrations. La réalisation d'un thermogramme permettra de garder une trace "écrite" des défauts repérés par le professionnel en rénovation énergétique directement sur le terrain.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre article Le test d'infiltrométrie.