UN CONSTAT BIEN SOMBRE
L'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) avait d'ailleurs sensibilisé l'opinion publique sur les gestes simples tels qu'éteindre les lumières qui ne sont pas absolument nécessaires, sans pour autant vivre dans le noir. C'est l'illustration même de la démarche du conseiller en rénovation énergétique : améliorer si possible le confort en réduisant au maximum les émissions de gaz à effet de serre et les factures énergétiques.
La technologie des dernières décennies va être abandonnée en France dans les mois qui arrivent : les ampoules à incandescence doivent rapidement disparaître car leurs performances lumineuses sont mauvaises. Près de 95% de l'énergie consommée sert à produire de la chaleur plutôt que de la lumière. Chacun comprendra qu'utiliser un convecteur pour s'éclairer n'est pas l'idéal ! L'interdiction de vente de ces ampoules s'effectue par palier de puissance. Au 1er septembre 2012, ces équipements seront interdits totalement à la vente.
L'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) considère que le nombre moyen d'ampoules dans un logement est au nombre de 22. Chaque effort réalisé sur un point d'éclairage se multiplie d'autant dans le logement puisqu'il s'agit de 400 à 600 kWh/an qui sont consommés. Il est raisonnable d'essayer de diviser cette consommation par deux. La part de l'éclairage peut atteindre 10% d'une facture !
LES LAMPES BASSE CONSOMMATION
L'utilisation des lampes basses consommation (LBC) va être généralisée. Les phénomènes d'inconfort qui existaient lors de l'allumage de ces lampes fluocompactes qui ne délivraient alors que peu d'efficacité lumineuse sont désormais réglés. Ces lampes offrent maintenant à l'allumage plus de 80% de leur efficacité lumineuse.
Souvent décriées en raison de leur coût d'achat élevé (plus de 10 fois le prix d'achat d'une lampe à incandescence), les LBC ont l'avantage de posséder une durée de vie jusqu'à 6 fois supérieures aux ampoules traditionnelles. Compte tenu de leur efficacité lumineuse qui est elle aussi bien meilleure (4 à 6 X) un calcul à moyen terme confirme que l'économie sur la durée de vis d'une LBC est d'environ 33 euros (source ADEME).

Le tableau ci-contre présente une synthèse entre la puissance électrique consommée (celle qui est payée au fournisseur d'électricité), l'efficacité lumineuse (celle qui nous sert à éclairer véritablement) et la durée de vie de l'ampoule.
Le remplacement des ampoules à incandescence n'a pas uniquement une fonction de réduction de la quantité de gaz à effet de serre émise (GES) grâce à la diminution de la consommation énergétique. C'est aussi une démarche très écologique.
Pour faciliter le choix dans l'achat des lampes, il existe, comme pour les équipements électroménagers, l'étiquette énergie (graduation de l'efficacité énergétique de A à G), ainsi que pour certaines lampes, l'écolabel européen. Une solution propre à chaque pièce de la maison peut-être trouvée, en fonction de la puissance recherchée, de la durée de fréquentation de la pièce