Les professionnels dont le travail est d'améliorer la performance énergétique des constructions le savent : avant de s'attaquer au chauffage, il aura fallu préalablement régler les problèmes d'isolation et de ventilation.
Aujourd'hui, le besoin moyen d'énergie pour le chauffage est de 160 kWh/m².an dans un logement existant (pour qu'un bâtiment se situe dans les niveaux de référentiel des maisons "passives", ce chiffre doit être de 15kWh/m².an).
Un équipement de chauffage dépend tout d'abord de l'énergie utilisée :
Ensuite l'âge de l'appareil est essentiel. En effet les chocs pétroliers successifs qui imposent des prix de plus en plus élevés pour l'achat des énergies fossiles, ont obligé les fabricants de chaudières à produire des appareils dont le rendement est de plus en plus élevé. Après avoir utilisé des générateurs « basse température » (environ 60°C contre plus de 80°C pour une combustion standard), le minimum réglementaire impose aujourd'hui la condensation. Le rendement d'un tel appareil avoisine les 95%.
La performance d'un système de chauffage vient aussi de sa capacité à diffuser de façon homogène la chaleur dans les locaux concernés. L'avènement des planchers « basse température" (aux environs de 28°C pour la température d'émission) en est une preuve. Plus traditionnellement pour la rénovation, les radiateurs risquent de voir leur surfaces d'échange augmenter sensiblement car la réduction de la température de l'eau circulant dans le réseau doit être compensée par l'augmentation de la puissance de l'émetteur (radiateur).
Cette réflexion est plus vraie encore lorsque le générateur est une pompe à chaleur car son pouvoir calorifique est moindre. Un appareil de type PAC (pompe à chaleur), ne devra de fait pas être installé dans un bâtiment dont l'isolation est faible ou irrégulière et dans lequel un simple vitrage serait encore en place. Cette erreur de réflexion sur l'installation d'un tel équipement peut relever de la responsabilité du professionnel qui réalise le conseil pour l'amélioration de la performance énergétique.
L'engouement pour les PAC (au-delà de la pression commerciale des distributeurs) vient en général des rendements forts qui sont présentés. Attention toutefois, même un rendement de 2.5 ou 3 pour une pompe à chaleur est insuffisant, tant pour respecter les obligations réglementaires que pour réaliser de vraies économies sur les consommations d'énergie. De plus, les PAC sont des équipements hautement technologiques et encore onéreux.
Les chaudières ou poêles à bois semblent de belles alternatives car ces générateurs possèdent des performances élevées et l'usage de bois ou de produits dérivés du bois pour la combustion correspond à une très forte réduction d'émission de GES.
Dans tous les cas, puisqu'il faut un générateur pour les calories, le professionnel dont le métier consiste en l'apport de conseils devra recommander l'installation, la mise en place et l'utilisation d'un dispositif de programmation et de régulation si ceux-ci ne sont pas déjà intégrés aux équipements de chauffage.
L'installation du système de chauffage le plus approprié, programmé ou régulé, complétant une bonne isolation et une bonne ventilation, pourrait à l'avenir contredire et remplacer l'axiome* : j'ai chaud donc je paye par : j'ai chaud mais je ne paye pas !
*pour certains philosophes grecs de l'antiquité, un axiome était une affirmation qu'ils considéraient comme évidente et qui n'avait nul besoin de preuve.